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La limace de mer au pénis jetable
14/02/2013 21:16
Une étonnante originalité pour cet hermaphrodite
Une limace de mer hermaphrodite pousse l’originalité jusqu’à se séparer de sa verge après avoir copulé. Pour mieux s’en faire pousser un nouveau et recommencer de plus belle.
«Aucun autre animal n’est connu pour copuler à plusieurs reprises à l’aide de tels ‘pénis jetables’», écrivent des chercheurs japonais dans une étude consacrée à l’étrange vie sexuelle de la Chromodoris reticulata.
Le mollusque rouge et blanc n’a pas besoin de plus de 24 heures entre deux accouplements pour dérouler un «pénis juvénile» comprimé à l’intérieur de son corps, et remplacer l’ancien appendice usagé, expliquent les biologistes dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique. Et la limace de mer peut rééditer cet exploit au moins trois fois d’affilée.
Longue comme le pouce, Chromodoris reticulata est hermaphrodite, autrement dit elle est dotée à la fois d’organes sexuels mâle et femelle. Lorsque deux limaces se reproduisent, elles assurent simultanément les deux rôles : chacune donne son sperme et reçoit en retour celui de son partenaire, qu’elle stocke pour une insémination ultérieure. Les chercheurs ont observé la copulation de Chromodoris reticulata capturées en mer et placées en aquarium.

Structure en spirale
Après chaque accouplement, d’une durée variant de quelques dizaines de secondes à quelques minutes, chaque limace se débarrassait de son pénis, un organe en forme de filament situé sur le côté de l’animal et projeté dans le vagin du partenaire. Un examen microscopique de ces pénis jetables a mis en évidence une structure en spirale qui semble pousser pour former un pénis de remplacement, un peu à la manière d’une bobine de fil qu’on déroule.
«La structure en spirale aurait besoin d’à peu près un jour pour être prête à la copulation», estime l’étude. Les chercheurs ont également découvert que le pénis de la Chromodoris était recouvert de petites épines, orientées vers l’arrière comme sur un harpon. Cela rendrait difficile l’extraction du pénis une fois la copulation accomplie, expliquant peut-être pourquoi cet organe est détachable.
De nombreux animaux sont capables de se séparer d’une partie de leur corps, la queue chez les lézards, la peau même chez certaines souris, mais bien peu renoncent ainsi à leur pénis, soulignent les scientifiques japonais.
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Nuages : les cumulonimbus sont des nids à bactéries
01/02/2013 23:47
Certaines bactéries participeraient même aux processus qui créent la pluie
Les nuages ont beau semblé être de grosses masses de coton immaculé, ils sont loin d'être dénués de toutes saletés. Ils abritent même de nombreuses bactéries. C'est ce qu'explique une toute nouvelle étude publiée la semaine dernière dans la revue PLoS One. Mais il faut l'avouer, la découverte ne date pas d'hier. En effet, par le passé, des chercheurs avaient déjà trouvé des bactéries dans les nuages situés au-dessus de sommet de montagne.
Des micro-organismes avaient même été dénichés jusqu’à 40 km au-dessus du sol, poussant les chercheurs à supposer qu'ils étaient capables de survivre dans l’espace. Pour en savoir plus sur cette population microbienne, des chercheurs danois ont donc prolongé les travaux. Plus précisément, ils ont cherché à savoir si les bactéries pouvaient vivre dans les violents cumulonimbus qui planent au-dessus de la Terre. Pour cela, Tina Santl Temkiv et ses collègues ont étudié 42 grêlons qui se sont formés dans une tempête apparue au-dessus de Ljubljana en Slovénie, en mai 2009.
Après avoir délicatement ôté la couche supérieure des grêlons et les avoir stérilisés, ils ont analysé leur composition chimique. Les scientifiques ont alors constaté que ces structures recelaient des milliers de composés organiques, au moins autant que dans une rivière. Ajouté à cela, ils ont également déterminé la présence de plusieurs espèces de bactéries qui sont habituellement retrouvées dans des plantes et qui ont montré des propriétés fascinantes. Certaines espèces produisent ainsi un pigment rosé qui les protège du rayonnement ultraviolet qui devrait normalement les détruire.

Des bactéries qui favorisent les intempéries ?
D'autres agissent comme des "nucléateurs de glace", autrement dit comme des graines qui induisent la formation de cristaux de glace. Lorsque ces derniers sont suffisamment grands, ils précipitent alors sous forme de pluie ou de neige, en fonction de la température. Avec ces résultats, l’étude suggère que ces bactéries pourraient influencer directement les conditions météorologiques sur Terre. Certaines de ces espèces bactériennes "pourraient croître dans les nuages, se multiplier et ainsi modifier la chimie des nuages mais également indirectement, celle de l’atmosphère", a indiqué Tina Santl Temkiv à LiveScience.
"Ces cumulo-nimbus sont des phénomènes relativement violents. Ils aspirent de colossales quantités d’air et c’est probablement de cette façon que les bactéries se retrouvent dans les nuages", a t-elle précisé ajoutant que des courants d’air ascendants pourraient favoriser cette colonisation bactérienne des nuages. Mais ce phénomène pourrait surtout permettre de relier des écosystèmes normalement distants et fournir par là-même un vrai avantage aux bactéries transportées.
En colonisant les nuages puis les grêlons, elles se retrouvent de nouveau au sol, là où elles vivent habituellement mais loin de l'endroit où elles ont été prélevées. Un mode de dispersion qui doit être prise en compte pour les études d'épidémiologie et d'écologie microbienne, d'après les spécialistes.
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Un dauphin demande de l'aide à un plongeur
24/01/2013 22:25
Un dauphin blessé par une ligne de pêche demande à un plongeur de le libérer
Keller Laros, le plongeur qui menait le groupe, le 11 janvier au large des côtes de Hawaï, a raconté à la télévision locale KITV: «La manière dont il s'est approché de moi et les cris qu'il émettait ne laissent aucun doute sur le fait qu'il voulait que je l'aide.

Il m'a fallu plusieurs minutes pour retirer le fil de l'aileron parce qu'il était très serré. Il y avait des plaies des deux côtés et j'ai fait attention à ne pas le faire souffrir trop....»

Le plongeur explique que le dauphin s'est laissé faire le plus calmement possible: «J'ai vu souvent des dauphins s'approcher de moi et ce sont des animaux remarquablement intelligents.»
Le spécialiste des raies et professeur de plongée a pu retirer la ligne la plus serrée. Mais au moment où les autres plongeurs se sont approchés pour aider à retirer les autres filins, l'animal est parti...
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Un calamar géant filmé dans le Pacifique
13/01/2013 02:57
Découverte d'un calamar géant
Des scientifiques japonais et des chaînes de télévision japonaise et américaine ont annoncé ce lundi avoir filmé pour la première fois un calamar géant par 900 mètres de fond dans l'océan Pacifique.
Grand pourvoyeur de légendes maritimes, l'animal mythique, de couleur argentée, a été filmé le 10 juillet dernier par une équipe du Musée scientifique national japonais en collaboration avec la chaîne de télévision publique japonaise NHK et la chaîne spécialisée Discovery Channel.
Le calamar géant, dont le nom scientifique est architeuthis, a été repéré par 630 mètres de fond par une équipe en sous-marin à environ 15 kilomètres à l'est de l'île de Chichi, dans le Pacifique nord.
"Il brillait, il était si beau. J'étais tellement ému quand je l'ai vu de mes yeux", a raconté Tsunemi Kubodera à l'AFP qui dans l'excitation a tout de même eu un moment, vite dissipé, de doute: "mais finalement j'étais sûr que je le voyais parce que nous avions minutieusement identifié des zones potentielles d'habitat en analysant des données déjà existantes".

"Des chercheurs du monde entier ont déjà essayé de filmer cet animal dans son milieu naturel, mais en vain jusque-là", a-t-il poursuivi.
Lui-même et son équipe ont dû effectuer une centaine de plongées avec leur sous-marin, au total 400 heures sous l'eau, avant de voir apparaître le monstre des profondeurs.

Le submersible avec trois personnes à bord, dont Tsunemi Kubodera, un spécialiste du mollusque céphalopode, a accompagné le géant jusqu'à 900 mètres de profondeur, attiré par un appât, avant qu'il ne disparaisse dans les abysses.
La NHK a diffusé des images du calamar, dont le seul corps a été évalué à trois mètres de long. Sa longueur totale "a été estimée à 8 mètres, en l'absence de ses deux principaux tentacules qui étaient sectionnés", a déclaré à l'AFP Tsunemi Kubodera.

Ce dernier, qui n'a pas été en mesure d'expliquer la raison de cette mutilation, a indiqué que c'était la toute première fois qu'un calamar de cette taille avait été filmé dans son habitat naturel.
Kubodera avait déjà filmé un calamar géant en 2006 mais, a-t-il précisé, depuis un bateau de surface après avoir ramené le monstre en surface.

La NHK et Discovery Channel prévoient de consacrer une émission à ce document exceptionnel courant janvier.
"Avec ce document, nous espérons en apprendre plus sur la vie de cette espèce, qui demeure encore un mystère à ce jour", a ajouté Tsunemi Kubodera, qui compte également publier ses observations dans un magazine scientifique.

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Des milliers d'insectes se cachent dans nos sapins de Noël
20/12/2012 04:11
Jusqu'à 25.000 insectes se trouvent dans les sapins de Noël
Des milliers d’insectes et d’araignées microscopiques sont cachés dans les sapins qui ont fait leur entrée triomphale dans les foyers. Ils n’attendent qu’une chose pour se réveiller : la chaleur de votre salon ! C'est ce qu'ont révélé des chercheurs de l'université de Bergen en Norvège, à moins d'une semaine de Noël et du grand moment où les cadeaux prendront place au pied du sapin. De quoi en effrayer plus d'un.
Collemboles, psocoptères, acariens, papillons de nuit, araignée occasionnelle et tant d’autres trouvent refuge dans les sapins pour y passer l’hiver, assure Bjarte Jordal, spécialiste des insectes. "Ils hibernent. Habituellement, ils vident leur corps de leurs fluides et sont complètement inactifs. Mais ils se réveillent lorsque l’arbre se retrouve au chaud dans le salon. En sentant cette chaleur et la lumière, ils croient que le printemps est de retour et reviennent à la vie", explique le biologiste cité par Libération.
Néanmoins, il n'y a pas de quoi s'affoler pour autant : ces créatures sont pour la plupart invisibles à l’œil nu et restent gentiment dans le sapin même en sentant la chaleur environnante. Si vous tenez tout de même à en avoir le cœur net, il faut secouer vigoureusement le sapin au-dessus d’un drap blanc pour apercevoir ces insectes, explique Bjarte Jordal. "Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a plein d’insectes et de petites bêtes dans les plantes en pot qu’on trouve dans la plupart des foyers", insiste le chercheur.
"Les sapins de Noël ne sont pas différents. Quand vous placez un arbre dans votre salon, il transporte avec lui une partie de la nature", indique t-il encore.
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