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Les sécheresses de la forêt amazonienne
11/05/2009 00:48
Menacent le puits de carbone
Selon une étude parue dans la revue Science, la sécheresse réduit la capacité de stockage de CO2 de la forêt amazonienne. Pire, les épisodes de chaleur inverseraient la capacité de captation, transformant le puits de carbone en source d'émission.
Avec une superficie de six millions de kilomètres carrés, l'Amazonie couvre le Nord-Ouest de l'Amérique du Sud, majoritairement au Brésil et jusqu'en Bolivie, au Pérou, en Equateur, Colombie, Venezuela, Guyana, Surinam et Guyane Française. Chaque année, le poumon vert de la planète ''recycle'' 66 milliards de tonnes de CO2 c'est-à-dire près de trois fois les émissions des carburants fossiles brûlés dans le monde.

Dans une étude publiée le 6 mars dans la revue ''Science'' coordonnée par Oliver Phillips de l'université de Leeds (Angleterre), les 68 scientifiques du réseau de surveillance internationale de recherche des forêts amazoniennes (RAINFOR), auquel participent le Cirad, l'INRA et l'université Paul Sabatier, ont mesuré l'impact de la sécheresse de 2005 sur le rôle de puits de carbone de la forêt amazonienne.
A partir de données de croissance de plus de 100.000 arbres de la forêt amazonienne, enregistrées depuis 30 ans, les chercheurs ont constaté que la sécheresse de 2005, liée à des températures très élevées dans l'Atlantique nord, a provoqué une inversion brutale des absorptions de carbone réalisées pendant des décennies.

Raoni, le seigneur de la forêt amazonienne, chef des Indiens Txukarramaës
Alors que l'Amazonie est déjà gravement frappée par la déforestation, cette sécheresse a provoqué une accélération de la mortalité des arbres qui tend à diminuer le flux de fixation de carbone et à augmenter la libération de carbone, expliquent les chercheurs. Ce qui pourrait faire basculer la forêt amazonienne d'un rôle de ''puits de carbone'' vers un rôle de ''source'' de carbone pour l'atmosphère, soulignent-ils.
Selon leur analyse, cette sécheresse en Amazonie aurait ainsi diminué de 5 milliards de tonnes la séquestration de CO2 par la forêt. Si ce puits de carbone est amoindri, voire fonctionne à l'envers, le niveau de dioxyde de carbone dans l'atmosphère augmentera encore plus, prévient Oliver Phillips, et accélérera le réchauffement climatique.

Rappelons par ailleurs, que selon une étude de l'organisation environnementale WWF publiée en décembre 2007, l'exploitation du bois, le développement du bétail et l'aggravation de la sécheresse devraient progresser dans les prochaines années et détruire 55% de la forêt amazonienne d'ici 2030. La déforestation de l'Amazonie pourrait relâcher entre 55,5 milliards et 96,9 milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère d'ici 2030, soit l'équivalent de deux années d'émission de CO2 dans le monde, avait indiqué le WWF. En cas de diminution de 10% des précipitations dans la forêt amazonienne, 4% de forêts supplémentaires pourraient être détruites, avait ajouté l'organisation.
L'importance de la forêt amazonienne sur le climat de la planète ne peut être minimisée. Elle est non seulement essentielle pour le rafraîchissement des températures mondiales, mais également une source importante d'eau douce qui peut être suffisante pour influencer certains des grands courants océaniques et constitue une réserve massive de carbone, avait souligné Daniel Nepstad, auteur du rapport.

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Un requin rarissime capturé aux Philippines !
09/04/2009 23:41
Ce requin est l'un des seuls de son espèce à avoir été capturé
Ce requin grande gueule (Megachasma pelagios) capturé dans les eaux philippines, serait seulement le 41e de son espèce connu de l'Homme. Mais si la science aurait aimé l'analyser plus en détail, les pêcheurs qui l'ont capturé ont, eux, préféré le cuisiner.

Un requin grande gueule de 4 mètres de long, espèce de squale parmi les plus rares du monde, a été capturé au large de Donsol par des pêcheurs philippins.
L'animal de 4 mètres de long a été capturé le 30 mars dernier, par des pêcheurs de maquereaux. Il est le 41e de son espèce seulement à être découvert, selon le WWF-Philippines.

Revenus à terre, les pêcheurs ont amené l'étrange créature, morte durant sa capture, au responsable local du WWf, Elson Aca. Celui-ci, après avoir rapidement identifié l'animal, a essayé d'encourager les habitants à ne pas manger ce requin mais malgré ses efforts, le squale de 500 kilos a été découpé et cuisiné.

"Même s'il est triste que ce rare requin grande gueule soit définitivement perdu, sa découverte souligne l'incroyable biodiversité de la région et la relative bonne santé de cet écosystème" a déclaré Yokelee Lee, responsable du Triangle du corail pour le WWF.

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2009 sera chaud, très chaud !
13/01/2009 01:19
2009 devrait être une des années les plus chaudes jamais enregistrées
Selon les prévisions des météorologues du Met Office and University of East Anglia, l'année 2009 pourrait être l'une des plus chaudes jamais enregistrées.
La température globale moyenne attendue cette année devrait se situer 0,4 °C au-dessus des moyennes connues, faisant de cette année la plus chaude de toutes depuis 2005.Malgré l'influence de la Nina, ce phénomène climatique refroidissant les eaux du Pacifique et influant sur le climat mondial, 2009 devrait se placer dans le "top 5" des années les plus chaudes. Le Met Office prévoit également des températures globalement plus élevées et présentant une grande probabilité de battre des records après 2009. Actuellement, l'année la plus chaude reste 1998, qui avait été dominée par un phénomène El Nino extrême, entraînant des températures moyennes de 14,52°C, supérieures à la moyenne de la période 1961-1990 (14°C).

Pour le directeur de l'unité de recherche climatique à l'université d'East Anglia : "Le fait que 2009, comme 2008, n'explose pas le record de température ne veut pas dire que le réchauffement climatique s'est arrêté. Ce qui est saisissant, c'est le réchauffement global enregistré sur la période 2001-2007, laquelle présente une température moyenne de 14,44°C, soit 0,21°C de plus que la période 1991-2000."
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50 % de l'humanité sera menacée de famine !
13/01/2009 00:27
50 % de l'humanité menacé de crise alimentaire d'ici 2100 par le réchauffement global
Dans une étude parue dans la revue Science datée du 9 janvier, des scientifiques américains indiquent que le réchauffement du climat risque de précipiter la moitié de la population mondiale dans une crise alimentaire d'ici la fin de ce siècle. Il est donc urgent de prendre des mesures d'adaptation pour en minimiser la sévérité.
Ces projections sont basées sur des observations directes et des données provenant de 23 modèles informatiques sur l'évolution du climat terrestre.Selon ces chercheurs, la probabilité est supérieure à 90% que d'ici 2100 les températures minimales de la saison des cultures dans les régions tropicales et subtropicales soient plus élevées que tous les maxima enregistrés jusqu'à présent, ce qui réduira considérablement les récoltes affectées par la chaleur.

"Nous prenons le pire de ce que nous avons vécu historiquement et nous disons qu'à l'avenir ce sera nettement plus grave sans une adaptation", explique Rosamond Naylor, directrice du programme sur la sécurité alimentaire à l'Université Stanford en Californie (ouest), co-auteur de cette étude.
"Nous devons repenser le système agricole dans son ensemble, pas seulement en recourant à de nouvelles variétés (mieux adaptées à la chaleur et à la sécheresse) mais aussi en reconnaissant qu'une grande partie de la population, surtout dans les pays pauvres, devra sortir de ce secteur d'activité" dont elle dépend aujourd'hui entièrement pour sa survie, ajoute-t-elle.

"Les conséquences sur la production alimentaire mondiale de la seule hausse des températures seront énormes et cela ne tient même pas compte de la diminution des quantités d'eau qui seront disponibles", relève David Battisti, professeur de science atmosphérique à l'Université de l'Etat de Washington (nord-ouest), le principal auteur de ces travaux.
Dans les zones tropicales, les températures plus chaudes devraient réduire le rendement des principales récoltes alimentaires comme le maïs et le riz de 20 à 40%, selon ces chercheurs. L'humidité moindre des sols devrait entraîner une réduction encore plus grande de ces cultures, souligne-t-ils.

Actuellement, la moitié des habitants de la Terre, soit trois milliards, vivent dans les régions tropicales et subtropicales et leur nombre devrait doubler d'ici la fin du siècle.
Ces régions vont du sud des Etats-Unis au sud du Brésil et recouvrent une partie de la Chine, de l'Australie, le nord de l'Argentine et de l'Inde ainsi que la totalité du continent africain.
Un grand nombre des personnes concernées vivent dans des pays en développement avec moins de deux dollars par jour et dépendent largement de l'agriculture pour leur subsistance, relèvent les chercheurs.

La population de cette ceinture équatoriale qui s'étend de 35 degrés de latitude nord à 35 degrés de latitude sud compte parmi la plus pauvre de la planète et s'accroît plus rapidement que partout ailleurs.
" Quand tous les signes pointent dans la même direction et dans ce cas c'est une mauvaise direction, on peut parfaitement imaginer ce qui va arriver", met en garde David Battisti. "Nous parlons de centaines de millions de personnes en plus qui seront à la recherche de nourriture car elles ne seront pas en mesure de la trouver où elle se trouve encore aujourd'hui", prévient-il.
Ces projections et signes "sont assez convaincants pour que nous investissions afin de nous adapter à un monde plus chaud", insiste Rosamond Naylor, tout en soulignant qu'il faudra des décennies pour développer de nouvelles variétés de cultures mieux adaptées. "Ce qui me frappe, poursuit-elle, c'est que dans l'histoire on finissait toujours par avoir une solution à une crise alimentaire dans une année donnée, les gens pouvant toujours aller chercher ailleurs de la nourriture", dit-elle. "Mais à l'avenir, il n'y aura pas d'autres endroits si nous ne repensons pas nos sources alimentaires", ajoute la scientifique.
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L'Amazonie aura disparu en 2030 !
22/11/2008 01:03
L'Amazonie se meurt lentement mais sûrement
La forêt amazonienne, poumon de la planète, a perdu au mois d'août 756 kilomètres carrés de bois, en grande partie à cause de l'abattage et les incendies qui s'en suivent. Cela représente plus du double de la superficie disparue au mois de juillet (113%), ce qui fait craindre le pire pour l'avenir de cette forêt immense.
L'année 2008 aura été particulièrement destructrice puisque la disparition des arbres y a augmenté de 229% - en comparaison avec 2007. Ces chiffres proviennent de l'Institut brésilien pour l'Environnement et la Gestion de l'Espace (INPE).

Un territoire gigantesque
A ce rythme, la forêt amazonienne aura disparu d'ici 2030. Ce territoire, d'une superficie de 6,7 millions de kilomètres carrés, est la plus grande forêt tropicale du monde et la majeure partie de celle-ci se trouve au Brésil (environ 65%). Une crise qui s'accélère puisque plus d'un demi million de kilomètres carrés (un territoire aussi grand que la France) ont disparu durant seulement les vingt dernières années.

Domino
Bien entendu, ce n'est pas directement l'abattage qui risque de causer la disparition de la forêt d'ici 2030, mais il existe un effet domino: l'Amazonie doit dorénavant faire face à de nombreux incendies, car une fois les bois coupés, les éleveurs et les agriculteurs mettent le feu afin de transformer ces espaces en champs ou en pâturages.
Contrairement aux arbres évoluant dans un climat plus tempéré, les arbres d'Amazonie ne se relèvent pas d'un incendie : ce qui disparaît, ne reprend pas vie.
Causes
Plusieurs causes sont à l'origine de cette disparition: l'agriculture massive (notamment le soja), l'extension des pâturages pour le bétail et le bois consommé par une population en constante augmentation dans ce territoire.

Effet de serre
Les arbres et le sol de l'Amazonie forment le plus grand réservoir de CO2 au monde, gaz contribuant à l'effet de serre. Pour rappel: les arbres absorbent le C02 et lorsque ceux-ci sont coupés et que le sol s'assèche, le CO2 se libère.
D'ici 2030, 55,5 à 96,6 milliards de tonnes de CO2 seront libérés suite au déboisement de l'Amazonie. Une augmentation égale aux rejets mondiaux de gaz à effets de serre durant deux ans (au rythme actuel). Ce qui signifie une augmentation paralèlle de la température moyenne mondiale de un à un degré et demi.

Condamné
Le Centre britannique Hadley a indiqué que même si l'abattage des arbres s'arrêtait dès aujourd'hui, le territoire amazonien est de toute façon condamné à devenir un désert d'ici à la fin du siècle. Pour éviter cette catastrophe écologique, le réchauffement planétaire doit rester sous les deux degrés (nous nous situons actuellement à 1 degré en Europe). Mais cet objectif semble impossible à réaliser, même si nous diminuons drastiquement nos rejets de CO2.
20%
Le déboisement de la forêt amazonienne participe aussi à l'assèchement des rivières qui alimentent l'Amazone, ce qui au final aura pour conséquence une diminution des précipitations dans la région, et donc moins de neiges sur les Andes, qui apportent l'eau aux rivières. La boucle est bouclée. Rien de beau en perspective puisque l'Amazone représente 20% de l'apport en eau des océans.

Impuissance
La semaine dernière, le ministre brésilien de l'Environnement, Carlos Minc, a rappelé l'urgence face au manque de moyens pour lutter contre le déboisement: 80% de la déforestation au Brésil est illégale, d'après le WWF.
Selon Carlos Minc, les bourgmestres et gouverneurs ont diminué leurs contrôles et la répression face au déboisement. Avec les élections du 5 octobre en ligne de mire, il serait en effet mal venu pour eux de se mettre à dos ceux qui se rendent coupable de déforestation.
Pressions
Carlos Minc est le successeur de Marina Silva qui avait démissionné suite à des pressions politiques et industrielles. Dans une interview, celle-ci a récemment expliqué que son administration avait baissé la déforestation de 59% entre 2004 et 2007. Un combat qui avait fait grincer de nombreuses dents au Brésil. En attendant, la forêt continue de partir en fumée...

Réagissons avant qu'il ne soit trop tard, signons la pétition :
http://petition.deforestation-amazonie.org/

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