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Je te désires !
13/05/2007 22:49

Le désir de te serrer dans mes bras Le désir, celui qui brûle en moi Celui qui monte quand je te vois Comme tu respires tout contre moi.
 Le désir qui ranimes l’animal anxieux Celui qui met l’atmosphère en feu; Cette envie que rien d’autre ne fait passer Cette torture que seul toi peux apaiser
 Quand ta langue va glisser sur mon oreille Et que ta main fait frémir doigts et orteils. Le désir, celui qui me rend brutal Les incontrôlable minutes scandale
 Quand on respire plus vite qu’il ne faut Et que nos souffles font un séisme à un niveau Jusqu'à ce que nos corps se débarrassent De l’encombrement qui empêche que l’envie passe;
 Jusqu'à ce que ma bouche veuille espionner Tout ce que ta langue a de si fort à donner, Jusqu'à ce que je meurs d’envie de t’explorer Que mes forces me lâchent car j’aurais tout donner.
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Beauté métisse
05/05/2007 01:57
Caramel est ta peau, belle métisse, teintes de miel, odeurs d'épices. Tu danses un carnaval endiablé, froufrous de soie, gorge dorée.
Chocolat est ta lèvre, jolie fleur, goût de candi, tendre chaleur. Tu chantes soir et matin, voix angélique, sourire câlin.

Café sont tes cheveux, belle métisse, douceur satin, couleur réglisse. Tu m' invites dans ta maison, chaude nuit, exquises émotions.

Papaye est ton cœur, jolie fleur, nectar d'amour, folles saveur. Mon âme tu as ensorcelée, frissons, délices, bonheur sucré.
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Erogène
03/05/2007 17:07
Sur ta peau délicate aussi souple que ferme,
J'ai tracé de mes doigts un chemin libertin
Qui, partant de ton cou, s'en va chercher son terme
Dans l'ombre que protège un voile de satin.

Tu n'as pas interdit que ma main se referme
Sur un dôme de chair modelé dans l'airain
Et lutine en passant, érigée comme un germe,
La pointe jaillissante et pourpre de ton sein.
Ma paume a parcourue la courbe de tes hanches
S'évasant à l'orée de ton ventre odorant,
S'arrêtant sur ton petit nid envoûtant
Pour enfin se lover entre tes cuisses blanches.

Et ton corps, demeuré jusqu'alors ignorant
De la main qui caresse et flatte sa cambrure,
S'est tendu comme un arc au bord de la rupture
Se donnant brûlant et frémissant de désir.
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Le Temps qui passe !
01/05/2007 18:44
Le temps qui passe
Tu les comptes, ces heures ? Moi, je les connais par cœur. Puis je les oublie. Trop nombreuses, elles m'ennuient.
Tu les entends, ces secondes ? Je les écoute ces ondes. Puis elles disparaissent, perdues dans un bruit sourd continu.
Tu les sens, ces années ? Moi, je les as déjà oubliées. Puis elles reviennent d'un coup et dans mon cœur font des trous.
Tu les vois, ces minutes ? Je les accompagne dans leur chute Puis à nouveau, elles recommencent Moi, je reste en bas et je pense :
Le temps entre mes doigts s'amuse. Toujours masqué, souvent il abuse. Se jouant de mon âme pour son bon usage il est le plus fort et c'est bien de son âge.
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Ardent désir
01/05/2007 17:40
Ardent désir
L’eau coule de source, ta voix aussi Limpide et douce, pleine de vie Sans qu’on m’y pousse, moi je la suis Elle suit son cours, je cours aussi
Fidèle à son lit, malgré tous ses méandres Ta belle voix se lit, comme les mots les plus tendres Et quand elle sourit, je ne peux que m’éprendre Tant ce qu’elle me dit, c’est ce que j’aime entendre
Comme l’eau qui traverse, et nourrit la campagne Ta voix me caresse, me ravit et me gagne Ton onde ma déesse, me fout l’âme en pagaille Et je cède à l’ivresse, de ton meilleur champagne
Parfaite est ta cambrure , quand sur moi tu te penches Que ruisselle ta voix pure, en gouttes que je mange La saveur d’un fruit mûr, au goût subtil, étrange Ce parfum, je le jure, est bien celui d’un ange
De toutes les parures, la rivière de diamants Est la seule assez pure, pour toi voix que j’entends Me dire dans un murmure, quand revient le printemps Faisons que l’Amour dure, entre nous tout le temps
Oui coule encore, pour que jamais ne passe Cette envie qu’a mon corps, d’être pris dans ta nasse Vocales sont les cordes, des filets qui m’enlacent En notes qui s’accordent, et qui jamais ne me lassent
Cette eau-là quand elle manque, c’est un lac qui se vide Une telle voix absente, laisse mes terres arides Comme l’herbe jaunissante, sous la chaleur torride Je supplie, je demande, qu’il en pleuve au plus vite
Et l’eau tombe du ciel, en quête d’océan Moi je monte au ciel, à chacun de tes accents Je savoure ce miel, qui me chauffe en dedans Tous ces éclats de rire, je les mords à pleine dents
L’eau coule de source, ta voix aussi Limpide et douce, pleine de vie Et sans qu’on m’y pousse, moi je la suis Elle suit son cours… je cours aussi.....
Pierre-Alain Gogniat
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