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La simplicité
24/01/2009 00:16
La simplicité
Le simple vit comme il respire, sans plus d'efforts ni de gloire,
Sans plus d'effet ni de honte.
La simplicité n'est pas une vertu qui s'ajouterait à l'existence.
C'est l'existence même, en tant que rien, n'y d'ajout.

Sans autre richesse que tout, sans autre richesse que rien.
Simplicité est liberté, légèreté, transparence
Simple comme l'air, libre comme l'air.
Le simple ne se prend ni au sérieux, ni au tragique.

Il suit son bonhomme de chemin, le coeur léger
L'âme en paix, sans but, sans nostalgie, sans impatience.
Le monde est son royaume, qui lui suffit
Le présent est son éternité, qui le comble.

Il n'a rien à prouver, puisqu'il ne veut rien paraître,
Ni rien à chercher, puisque tout est là.
Quoi de plus simple que la simplicité ?
Quoi de plus léger ?
C'est la vertu des sages et la sagesse des Saints !
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L'instant mirifique !
22/12/2008 22:12
L'instant mirifique 
Joli sapin, tu m’émerveilles de tes lumières d’espoir. Le multicolore m’habite, la beauté d’un bonsoir. Des tonalités d’amour, l’expression du fashionable. Des couleurs diverses à l’apogée de l’admirable

Joli sapin, tu adoucis mes craintes journalières. L’apaisement total, des joies familières. Revenir en une sagesse apaisée, émerveillée. Sentir le calme, la jouissance embaumée.

Joli sapin, l’étoile me guide d’une sérénité exemplaire. La majesté du regard confirme ce doux commentaire. À l’image d’un spectacle scintillant, émouvant. Le respect du silence, cœur palpitant.

Joli sapin, un Noël d’enfant, gentille frimousse. Le symbole de l’innocence, adorable secousse. De la vitalité, désir immense de charmer. Des cadeaux emballés pour mieux s’extérioriser.

Joli sapin, j’applaudis tes beaux châteaux. Tes fantasmes réalisables, l’odeur de tes gâteaux. Musique divine, le spectacle époustouflant. Une paix profonde, le souvenir rassurant.
André Epervier
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Reconnaissance
12/12/2008 02:57
Re (co) nnaissance
Ce matin, je sauvais un oiseau Posé immobile au bord de l'eau Son regard résolu, face à la mort Il voyait en moi un prédateur à tort.
Dans le creux de mes mains Il se demande soudain Par quel curieux tour de magie Il est encore en vie.
Ce matin encore, deux êtres semblables Portant des vêtements verts et un cartable Lui lançaient des billes de plomb Sortant d'un engin aux bruits de démon.

Sa fragilité le clou sur place Mais la douleur soudain s'efface Voilà que l'inconnu lui bande la patte Et lui administre un remède avec hâte.
Il l'enferme maladroitement dans un boite noire Pour qu'il se repose ? Ou l'emmène-t-il à l'abattoir ? Plus de bruit, un terrible silence Qui laisse le rapace dans le doute et l'ignorance...
Soudain la boite remue et s'ouvre à la lumière Et ce qu'il croyait être son dernier souffle d'air Revient à lui comme un délivrance Le revoilà, sur un lieu de connaissance.

Peu après, cette liberté qu'il croyait à jamais condamnée Lui est à nouveau offerte Vite ! Le voilà qui déserte !
Il s'envole sans se retourner Reprend de l'altitude pour s'éloigner De cette terre si dangereuse Aux silhouettes vertes et faucheuses.
L'oiseau pense malgré tout A cet homme, au regard doux Qui à sauvé sa patte écorchée... Mais également, sans le deviner Trois êtres affâmés, d'une nichée condamnée...

Militer, protéger et se mobiliser Sont des actes peu rémunérés qui font appel aux sens humains A l'amour gratuit de son prochain.
Ne nous prétendons pas race supérieure Alors que par notre faute, tant d'espèces se meurent Soyons humbles et protégeons notre planète Avant qu'elle ne décide de nous rendre obsolètes...
De Jérôme Morin
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Désir d'ailes
12/12/2008 02:13
Désir d'ailes
Je meurs, car mes yeux voient l'extérieur à des lieues Je sens la brise fraîche du matin frôler la porte-fenêtre du jardin.
Mais ce bonheur m'est interdit comme un petit malade au lit on m'apporte quelque nourriture pour que l'agonie soit moins dure.
J'entends parfois mes amis qui eux n'ont pas été punis ils s'amusent et tourbillonnent... que la liberté doit être bonne !
Un jour peut-être m'en irai-je pour pouvoir enfin picorer la neige boire l'eau claire qui coule du ruisseau et manger un doux ver de terreau.
J'ai mal au bout des ailes la liberté m'appelle ! ! ! mais cet être qui dit m'aimer me garde toujours prisonnier !!!
j'ai beau hurler qu'on me rende la vie on ne comprend pas, parfois on sourit on me dit " oh qu'il est joli !" mais dans mon cœur je suis meurtris.
Quel mal ai-je donc commis ? pour être fait prisonnier à vie ? le ciel bleu ne restera qu'un mirage ne jamais sentir le coton d'un nuage car je serai jusqu'a ma mort, un oiseau en cage
De Jérôme Morin

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Le temps !
30/08/2008 22:25

Le Temps
Inexorable temps, qui jamais ne nous attend
On aimerait pourtant, juste prendre ce temps
Le poser un instant, pouvoir vivre hors du temps
Et sans être haletant, se dire que l'on a le temps.

Tout se paye mais comptant, nous laissant mécontent
De n'avoir pu autant en profiter à temps.
Tant que l'on a le temps prenons donc notre temps
Petit enfant étend, on conjugue ce temps

Disant souvent " attend " pour n'être prêt à temps
Adolescent étant, c'est cool on a le temps
On travaille à mi-temps, que ça dure longtemps
On aura tout le temps, c'est ce que l'on prétend

Mais s'écoule inexorablement le temps.
Puis sénescent étant, c'est un vrai passe-temps
Quand à plus de vingt ans, toujours à contre-temps
On se souvient d'un temps, qualifié d'antan.

Il n'est alors plus temps de rattraper ce temps
Qui file tout le temps en prenant tout son temps
On en a plus de ce temps, qui jamais ne nous attend
Quand il est enfin temps, a jamais on s'étend.

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