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La vie n'est pas toujours facile !
03/12/2011 21:27
La vie n'est pas toujours facile
Libre de penser, de rire et d'aimer Profiter des secondes de bonheur, De paix, de joie et savoir décider, Sans aucune crainte ni peur, Dire non, oser et choisir, Construire, entreprendre, bâtir.
Il suffit de peu de chose, Un peu de courage si j'ose. La vie n'est pas toujours facile, Mais il suffit de redresser la tête, D'affronter certaines adversités, Avec beaucoup de sincérité.
Suivre son coeur, ses pensées, Ses choix et ses propres idées. C'est alors et seulement ainsi, Que l'on devient acteur de sa vie.
Il faut dans la vie savoir aussi, Tendre la main à celui qui en a besoin, Sans espérer un retour... rien, Juste se dire que c'était bien.
Alors s'installe l'harmonie avec soi-même, Et ainsi le monde parait presque parfait !
Maxalexis
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Rêves d'automne
02/10/2011 00:44
Rêves d'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encore, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui Je me retourne encore et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !
Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ; A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ; Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux
Alphonse de Lamartine
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Le printemps
27/04/2011 01:16

Le printemps
Regardez les branches Comme elles sont blanches ! Il neige des fleurs. Riant dans la pluie, Le soleil essuie Les saules en pleurs Et le ciel reflète, Dans la violette Ses pures couleurs
La mouche ouvre l'aile, Et la demoiselle, Aux prunelles d'or, Au corset de guêpe Dépliant son crêpe, A repris l'essor, L'eau gaiement babille Le goujon frétille, Un printemps encore.
Théophile Gautier

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Lune d'été
31/03/2011 02:33
Lune d'été
Lune, toi qui franchis, pâle et silencieuse, L’azur plein d’astres d’or dont la foule te suit ; Qui jettes sur nos fronts ta clarté radieuse, Comme un rêve d’argent qui traverse la nuit;

Tes rayons égarés dans le cristal de l’onde Semblent des diamants entraînés par le flot, Qui les berce aux accents d’une chanson profonde, Belle comme le ciel, triste comme un sanglot.

Tes limpides reflets vont jouer sur les crêtes Des grands monts sourcilleux rêvant dans l’infini, Posent des franges d’or sur les fines arêtes, Sur les rocs crevassés où l’aigle fait son nid.

Dans ton ellipse immense et sans cesse la même, Combien d’êtres humains n’as-tu pas vu, hélas ! S’avancer lentement jusqu’au gouffre suprême Où doivent s’engloutir les vivants d’ici-bas ?

Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine, Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ? Tu mourras comme doit mourir la race humaine, Et l’ombre habitera les airs silencieux.

De toutes tes splendeurs, de tes beautés divines, De ce rayonnement qui remplissait les airs, Il ne restera rien qu’un chaos en ruines Traversant égaré la nuit de l’univers !
Alice de Chambrier
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Les sapins
22/12/2010 06:00
Les sapins
Les sapins en bonnets pointus De longues robes revêtus Comme des astrologues Saluent leurs frères abattus Les bateaux qui sur le Rhin voguent
  
Dans les sept arts endoctrinés Par les vieux sapins leurs aînés Qui sont de grands poètes Ils se savent prédestinés A briller plus que des planètes
  
A briller doucement changés En étoiles et enneigés Aux Noëls bienheureuses Fêtes des sapins ensongés Aux longues branches langoureuses
  
Les sapins beaux musiciens Chantent des noëls anciens Au vent des soirs d'automne Ou bien graves magiciens Incantent le ciel quand il tonne
  
Des rangées de blancs chérubins Remplacent l'hiver les sapins Et balancent leurs ailes L'été ce sont de grands rabbins Ou bien de vieilles demoiselles
  
Sapins médecins divaguants Ils vont offrant leurs bons onguents Quand la montagne accouche De temps en temps sous l'ouragan Un vieux sapin geint et se couche.
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
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