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Mon bébé
14/08/2007 21:50
Mon bébé
Dans le silence de la nuit, dans le bruit de la vie,
J’entends et je reconnais le moindre de tes bruits.
Fatiguée, endormie, éveillée, occupée,
Je suis toujours à ton écoute mon bébé,
Par amour une mère jamais ne se fatigue.
Lorsque tu pleures, je viens te consoler,
Tes grands yeux mouillés, tes petits sanglots,
S’apaisent en me voyant,
Tes bras tendus vers moi en me serrant
Tout contre moi, au son de ma voix.

Lorsque tu ris, je viens t’observer,
Et là c’est moi qui ait des yeux mouillés
Emue par ce que tu viens me faire partager.
D’un rien, tu ris, tu découvres et tu t’émerveilles,
Tu me réapprends à regarder la vie autrement.

Lorsque tu dors, je viens me pencher sur ton lit
Tes petits pieds recroquevillés
Tes petites mains contre ta peluche agrippées
Ton souffle doux et apaisé, tes yeux reposés,
Je te regarde inlassablement petit ange innocent.

Tu m’apportes le bonheur,
Je ne pensais pas qu’un jour l’amour à ce point
Me transformerait et que de t’avoir tant m’apporterait....
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Tristesse
12/08/2007 04:25
Tristesse
Notre rencontre fut un délice. Chaque seconde à tes cotés était la réparatrice De mon coeur, devenu profonde abysse. J'étais de ton pouvoir admiratrice

Tu promettais une relation tentatrice Afin qu'un amour entre nous aboutisse. J'ouvrais mon coeur pour que cela s'accomplisse Mais je n'avais pas vu le précipice...

Trop vite il y a eu ce goût d'épices Je devenais ton passé, plutôt que ta complice. Aujourd'hui mes yeux se plissent De larmes répétitrices

De ton jeu je n'étais qu'actrice N'ayant pas vu tes artifices. Mon coeur à fané tel une fleur de lys Et il me tarde que le temps le rende cicatrice.
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La biche
12/08/2007 03:06
La biche
La biche brame au clair de lune Et pleure à se fondre les yeux : Son petit faon délicieux A disparu dans la nuit brune.

Pour raconter son infortune A la forêt de ses aïeux, La biche brame au clair de lune Et pleure à se fondre les yeux.

Mais aucune réponse, aucune, A ses longs appels anxieux ! Et le cou tendu vers les cieux, Folle d'amour et de rancune, La biche brame au clair de lune...
Maurice Rollinat
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Pardon mon Amour
12/08/2007 02:54
Pardon mon Amour
Pardonne-moi, ô mon Amour, Si mes yeux pleins de toi ne te voient pas encore, Si je m'éveille en ta splendeur, Sans la comprendre, comme une fleur S'éveille dans l'aurore.
Pardonne-moi si mes yeux aujourd'hui Ne te distinguent de la lumière, S'ils ne séparent ton sourire De leurs pleurs éblouis.

Paronne-moi, si je t'écoute Sans t'entendre, et ne sais pas Si c'est toi, mon amour, qui parles, Ou mon coeur qui gémit tout bas;
Pardonne-moi, si tes paroles Autour de mes oreilles volent, Comme des chants dans les airs bleus, Ou l'aile du vent dans mes cheveux.

Pardonne-moi, si je te touche Dans le soleil, ou si ma bouche En souriant, sans le savoir, T'atteint dans le fraîcheur du soir;
Pardonne-moi, si je crois être Près de toi-même où tu n'es pas, Si je te cherche, lorsque peut-être C'est toi qui reposes dans mes bras.
Charles Van Lerberghe
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L'Amour
11/08/2007 21:49
L'Amour
Passer ses jours à désirer, Sans trop savoir ce qu’on désire ; Au même instant rire et pleurer, Sans raison de pleurer et sans raison de rire ;
Redouter le matin et le soir souhaiter

D’avoir toujours droit de se plaindre, Craindre quand on doit se flatter, Et se flatter quand on doit craindre ; Adorer, haïr son tourment ; A la fois s’effrayer, se jouer des entraves ;

Glisser légèrement sur les affaires graves, Pour traiter un rien gravement, Se montrer tour à tour dissimulé, sincère, Timide, audacieux, crédule, méfiant ; Trembler en tout sacrifiant,

De n’en point encore assez faire ; Soupçonner les amis qu’on devrait estimer ; Etre le jour, la nuit, en guerre avec soi-même ; Voilà ce qu’on se plaint de sentir quand on aime, Et de ne plus sentir quand on cesse d’aimer.
Adélaïde Dufrénoy
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