Environnement : Il ne reste que 7 ans avant qu'il soit trop tard
07/07/2013 22:25
Il est urgent de prendre des mesures drastiques pour sauver la planète
L’agence mondiale pour l’énergie a publié un rapport éloquent sur l’état climatique de la Terre. Celui-ci tire la sonnette d’alarme sur le fait que si on n’arrive pas à limiter le réchauffement climatique avant 2020, il y a de graves risques pour que la planète devienne totalement inhospitalière pour les êtres vivants.
« Sur la base des politiques actuelles ou en cours de mise en place, les températures moyennes augmenteront vraisemblablement de 3,6 °C à 5,3 °C« . C’est ce qu’a révélé un nouveau rapport de l’Agence Internationale de l’énergie (AIE ou IEA en anglais) qui alerte une nouvelle fois sur les dangers qu’encoure la planète, et les humains avec, si rien n’est fait pour limiter ou enrayer le réchauffement climatique. L’AIE continue de proposer des solutions pour que les pays du monde entier réussissent à maintenir l’augmentation de la température à seulement 2°C.
Mais pour l’instant, selon l’AIE, tous les efforts internationaux visant à parvenir à ce résultat échouent. Un échec qui se confirmerait si aucune mesure n’est mise en place d’ici 2020, date à laquelle un nouvel accord international devrait entrer en vigueur. C’est pourquoi l’Agence Internationale de l’Énergie estime qu’il est nécessaire d’appliquer des mesures de grande ampleur avant cette échéance. Même si une limitation de l’augmentation de la température de seulement 2°C reste pour l’instant irréalisable, si les efforts nécessaires sont fournis, l’AIE explique que « l’objectif reste réalisable, même s’il sera difficile à atteindre ».
L’AIE note également dans un graphique que la température pourra augmenter de 3.6°C à 5.3°C en fonction des différentes politiques menées par les pays du monde. Ce que montre le graphique si dessous, est que la température globale de la planète a augmenté significativement après des moments de crises internationales au court du XXème siècle et depuis 2000, avec notamment un pic de deux degrés en plus depuis le début de la crise économique de 2008.
L’agence fait remarquer en plus de ça que : « Les analyses scientifiques montrent que les effets du changement climatique se font d’ores et déjà sentir, et qu’il faut s’attendre à une multiplication et une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes et vagues de chaleur), ainsi qu’à une hausse des températures mondiales et du niveau des mers » . De là, un risque également pour toutes les installations énergétiques du monde, notamment les plateformes pétrolières en pleine mer et qui peuvent être situées dans les nouvelles zones à risques prévues par l’image ci-dessous. De même pour les centrales électriques ou encore les installations éoliennes.
L’AIE explique que l’énergie est un point capital pour éviter une trop grande augmentation des température. Le rapport note que « l’énergie se trouve au cœur même de ce défi : avec plus de 80 % de la consommation mondiale d’énergie basée sur les combustibles fossiles, ce secteur représente près de deux tiers des émissions de gaz à effet de serre » . L’agence déplore le fait que les enjeux climatiques aient été relégués en arrière-plan à cause des problèmes économiques actuels mais compte bien remettre ces enjeux à l’ordre du jour. L’objectif est toujours de réduire les émissions de gaz, à hauteur de 49% ; limiter la construction de centrales à charbon et faire fermer les moins performantes ; diminuer les émissions de méthane et également continuer la réduction (partielle) des subventions pour la consommation d’énergies fossiles comme le pétrole et le charbon.
En guise de conclusion, le rapport explique que comme la prochaine grande échéance pour atténuer le réchauffement climatique n’aura lieu qu’en 2020, cela entrainera une économie de 1 500 milliards de dollars. Mais pour rattraper le retard pris, il faudra quand même investir 5 000 milliards de dollars dans ces mesures contre l’augmentation de la température de la planète.
Il faut également espérer que tous les pays arriveront à se mettre d’accord sur le plus de points possibles afin d’arriver à un consensus et de pouvoir entamer réellement ce travail de réduction de la température. On n’aimerait pas voir la Terre être ravagée par des ouragans en série...
Des scientifiques russes trouvent du sang de mammouth
04/06/2013 23:42
Un mammouth laineux découvert avec son sang
Les restes congelés d’une femelle mammouth ont été découverts sur une île au nord de la Sibérie, accompagnés de son sang encore liquide. L’animal de 10 000 ans a été trouvé sur une ile de l’archipel Lyakhovsky Novosibirsk au large de la côte nord de la Sibérie. Des chercheurs de l’Université fédérale de Iakoutsk ont remué les restes avec un pic à glace, et, chose incroyable, du sang coula.
Semyon Grigoriev, président du muséum universitaire des mammouths (Iakoutsk) et chef de l’expédition, a déclaré :
Les fragments de tissus musculaires que nous avons trouvés sur le corps, ont une couleur rouge naturelle de la viande fraiche. La raison de cette préservation est que la partie inférieure du corps était dans de la glace pure, et la partie supérieure a été trouvée au milieu de la toundra. Nous avons trouvé le tronc séparément du corps, qui est la partie la moins bien préservée.
La température était de – 10 °C quand le mammouth a été trouvé, de sorte que la découverte de sang liquide fut assez surprenante.
Selon Grigoriev :
On peut supposer que le sang de mammouth avait certaines propriétés cryoprotectrices. Le sang est très sombre, il a été trouvé dans des cavités glacées en dessous du ventre et quand nous avons rompu ces cavités avec un pic, le sang a jailli.
L’analyse des dents et des os du mammouth permettent d’estimer qu’il est mort à l’âge de 50 ou 60 ans. Son état partiellement consommé, avec sa trompe trouvée séparément à proximité, laisse à penser qu’il serait peut-être tombé à travers la glace en fuyant des prédateurs.
L’équipe de chercheurs a l’intention de faire appel à un groupe international de scientifiques pour étudier le mammouth pendant l’été, en juillet et en aout, plutôt que de risquer d’endommager le spécimen en le déterrant et en le transportant vers la ville la plus proche par hélicoptère.
Grigoriev est impliqué dans la recherche de restes de mammouths depuis plusieurs années et la découverte de sang de mammouth liquide est, comme les découvertes antérieures, susceptible de renouveler la discussion sur la possibilité d’un clonage de mammouths. En septembre 2012, on pouvait lire dans certains journaux la découverte de cellules vivantes par Grigoriev et son équipe ailleurs en Sibérie, mais l’excitation se dissipa bien vite quand il est devenu clair qu’une erreur de traduction a rendu cette découverte plus impressionnante qu’elle ne l’était.
En outre, alors que l’université Northeastern (États-Unis)a signé un accord important avec la Sooam Biotech Research Foundation (SBRF) en Corée du Sud, en 2011, pour cloner un mammouth en utilisant sa moelle osseuse précédemment récupérée, il y a eu peu de nouvelles du programme depuis. De nombreux observateurs se sont montrés sceptiques qu’ils puissent atteindre leurs objectifs, d’autant plus que la recherche est dirigée par le généticien Hwang Woo-Suk, qui a truqué une étude en 2006, en affirmant avoir cloné des cellules souches humaines.
Première ville américaine à disparaître à cause du réchauffement climatique
Newtok est situé à quelques kilomètres du littoral ouest, côté Russie donc, sous le détroit de Bering. La menace : l'érosion provoquée par la rivière Ninglick à proximité du village combinée à la dégradation du sol et les inondations du village pendant les tempêtes saisonnières. Sabrina Warner, une habitante qui s'est confiée au journal The Guardian, a «peur chaque jour qu'une vague emporte tout sur son passage».
Le site de Newtok, habité depuis des milliers d'années, devrait selon une étude environnementale américaine, subir un événement catastrophique majeur. Il est donc désormais impératif d'évacuer les 350 habitants de la petite ville. La migration vers une autre ville apparaît comme le choix le plus évident. Mais les locaux veulent eux, se réinstaller, tous ensemble, à quelques kilomètres de là. Le processus de réinstallation coûte très cher et aucun financement gouvernemental n’a pour l’instant été alloué afin de le mettre en marche. Il faudrait en tout et pour tout une enveloppe de 130 millions de dollars. Soit 370 000 dollars par habitant de la ville de Newtok.
Une financement faramineux, qui ne sera vraisemblablement pas accordé pour le moment. Des responsables de l'administration Obama ont déclaré vendredi dernier qu'il n'y aura pas de rallonge budgétaire. Le dossier est toutefois examiné lors du conseil de l'Arctique, en Suède, mais il est loin d'être en haut de la liste. Le Groenland, les Iles Galapagos, l'Amazonie y sont omniprésents. Pourtant en plus de Newtok, ce sont 186 villages d'Alaska qui sont aujourd'hui menacés de disparition par le réchauffement climatique.
La magnifique panthère nébuleuse des îles de Taïwan s'est définitivement éteinte
18/05/2013 02:18
Après des années de recherches, le bilan de ces chercheurs est formel
Cette disparition est un constat alarmant pour cet animal jugé comme l'un des plus beaux vivant encore sur notre planète.
Il aura fallu 13 ans à cette équipe de chercheurs internationaux pour en venir à cette conclusion. La panthère nébuleuse, animal vivant dans les forêts d’Asie du Sud-Est, s’est éteinte des îles de Taïwan. Malgré les heures passées à attendre un signe de vie grâce aux caméras infrarouge installées dans les forêts (car l’animal se déplace en majeur partie la nuit, ce qui rend son observation difficile), la bête ne s’est jamais montrée.
Bien qu’elle soit protégée, la panthère nébuleuse est une espèce très prisée des braconniers notamment pour sa fourrure bien particulière et ses os utilisés dans la médecine chinoise. La difficulté à capturer cet animal ne faisait pas penser aux biologistes que l’espèce soit un jour capable de disparaître. Seulement voilà, aucune empreinte n’a été retrouvée et rien n’indique qu’il puisse encore y en avoir dans cette région du monde. On estime qu’il reste 10 000 félins de cette espèce sur Terre.
Célèbre pour être le félin à avoir les canines les plus longues proportionnellement à sa taille, la panthère nébuleuse n’aura donc pas su échapper aux braconniers et à la déforestation.
Des dizaines d'embryons de dinosaures découverts dans leurs oeufs en Chine
13/04/2013 00:06
Encore dans l'oeuf, le dinosaure se développait à pas de géant
Les dinosaures ont beau fasciner les chercheurs depuis des centaines d'années, on est encore loin de tout savoir sur eux. Mais leurs secrets se dévoilent chaque jour un peu plus, comme en témoigne une nouvelle étude publiée dans la revue britannique Nature et menée par une équipe scientifique internationale. Dirigée par le Canadien Robert Reisz, celle-ci rapporte la découverte de 200 ossements de dinosaures, datant d'environ 190 à 197 millions d'années. Ce qui les classe parmi les plus vieux jamais mis au jour.
Robert Reisz
Retrouvés en Chine, dans le Yunnan, cette trouvaille a pour la première fois permis d’étudier la croissance embryonnaire de ces géants antiques, comme l’explique Robert Reisz. En effet, le site de Lufeng contenait les os désarticulés issus de plusieurs nids et comprenant des dinosaures à différents stades embryonnaires, donnant aux chercheurs l'occasion d'étudier les modèles de croissance. D’habitude, les chercheurs n’ont affaire qu’à des nids isolés qui ne permettent de n’étudier qu’un seul de développement. Ainsi, "nos résultats auront un impact majeur sur notre compréhension de la biologie de ces animaux", souligne le paléontologue.
Découverte d'un fémur d'embryon de dinosaure
Une courte période d'incubation pour des dinosaures géants
Plus précisément, le site qui a été découvert donne à étudier environ 20 Lufengosaurus, un sauropodomorphe au long cou du Jurassique inférieur. Adulte, un Lufengosaurus mesurait environ huit mètres de long. En étudiant le fémur (qui est le plus grand des os) et en le comparant aux différents stades de développement, les chercheurs ont observé une courbe de croissance constante et particulièrement rapide. Cette croissance très rapide pourrait donc signifier que les sauropodomorphes, connus pour leur gigantisme, avaient une courte période d'incubation.
De plus, les chercheurs ont repéré les signes d’une activité musculaire avant l'éclosion des œufs. "Cela suggère que les dinosaures, comme les oiseaux modernes, se déplaçaient à l'intérieur de leur œuf", explique Robert Reisz. "C'est la première preuve d'un tel mouvement chez le dinosaure". Il précise que "cette capacité de croissance rapide persistait évidemment après l'éclosion, expliquant la faculté des sauropodomorphes d'acquérir une taille adulte plus importante que les autres dinosaures contemporains, et dans certains cas, d'atteindre des proportions gigantesques".
Une multitude d'analyses à réaliser
"C'est une bénédiction pour la science que les embryons de dinosaures se soient séparés, au lieu de fossiliser dans les oeufs", a commenté Reisz pour LiveScience, soulignant que généralement les propriétaires de tels reliques refusent que les scientifiques ne les étudient de peur qu'ils ne les découpent. "Ces os sont complètement désarticulés, et nous en avons beaucoup donc ce n'est pas irraisonnable de pouvoir en prendre quelques uns, les couper et voir à quoi ressemble leur anatomie interne".
Embryons à différents stades
Grâce à cela, l'équipe a également découvert du matériel organique, probablement du collagène, faisant partie du tissu conjonctif qui forme les ligaments et les tendons. Si le matériel n'est pas trop détérioré, les chercheurs espèrent ainsi pouvoir le comparer au collagène d'animaux vivants, fournissant ainsi une nouvelle façon d'appréhender les relations entre les créatures modernes et les dinosaures éteints. "Nous établissons un nouveau point de référence à ce qui peut être fait dans le domaine de l'embryologie des dinosaures", a précié Reisz.
Parmi les prochains objectifs, l'équipe compte réaliser sur les embryons, un premier examen dentaire afin d'en apprendre encore davantage. "L'une des choses que nous pourrions essayer dans le futur proche est de regarder les dents à l'état embryonnaire. Elles sont vraiment cools", a ainsi conclu le paléontologue.